les membres de la Famille d’Ucel qui le conservent jusqu’en 1750 où il est vendu à la famille Raimond, Marquis de Modène, Seigneur d’Aubenas puis deux ans plus tard aux Sauzet de Fabrias, Seigneurs d’Ailhon.

Encore habité au début du XXème siècle, il devient propriété du Général Laval qui l’abandonne peu à peu. L’ensemble du site est inscrit à l’Inventaire supplémentaire en 1946. Le château délaissé, est pillé et tombe en ruine. Il est classé Monument Historique en septembre 1981 et est racheté par la commune de Genestelle qui entreprend sa restauration avec l’aide d’associations et d’organismes de réinsertion.
Le bâti se compose de deux parties : le château proprement dit et les dépendances, ancien corps de ferme. A l’est, le château comporte deux tours et un donjon aujourd’hui réhabilités et recouverts de tuiles. Dans la cour intérieure qui le jouxte plusieurs salles sont encore bien conservées : une galerie, des écuries dont l’une voutée sert d’accès à une seconde cour, située à l’ouest. Le four à pain qui s’y trouve est encore opérationnel.
En contrebas, côté sud, le potager et les jardins en terrasse reprennent leur apparence grâce à la récente réfection des murs de soutènement.
Le château est implanté sur l’ancien volcan de Craux et un tènement de 44 hectares de pâturages et de châtaigneraies y est rattaché. En position dominante, il offre un panorama exceptionnel sur le village d’Antraigues, la vallée de la Volane et les collines. Aussi, est-il un lieu de balade particulièrement apprécié.
L’étude de faisabilité
Consciente de l’intérêt patrimonial et naturel du site du château de Craux, la commune de Genestelle fait appel à la Communauté de Communes du Pays d’Aubenas-Vals qui décide de lancer une étude de définition et de faisabilité pour la mise en place d’un projet de développement local.
Après consultation, cette étude est commandée au Cabinet Détente Consultant. D’un montant total de 39683 €, elle a été subventionnée pour partie par le programme Leader + du PNR des Monts d’Ardèche (19814 €) et par le Pays de l’Ardèche Méridionale (7936 €), la Région (7936 €) et le Département (3968 €).

L’étude a pour objectif d’étudier la pertinence et la faisabilité technique, juridique et financière de l’aménagement d’un site ouvert à tous. Le cabinet doit proposer, parallèlement, des axes de développement d’activités intégrées au cadre historique et environnemental du château et rechercher des porteurs de projets.

Le rendu de la phase 1 de l’étude diagnostique une exploitation prioritaire de l’extérieur et de certaines salles peu endommagées. Les propositions de construction d’un théâtre de verdure en contrebas du château, de remise en état des viviers, d’installation d’une aire naturelle de camping sur les terrasses herbeuses, non visibles du bâtiment, d’aménagement d’un parking ou encore de mise en place de sentiers d’interprétation seront étudiées, chiffrées et priorisées. Dans un premier temps, installer des sanitaires pour les visiteurs occasionnels ou pour pouvoir envisager des animations devient prioritaire. Une consultation a été lancée pour leur construction en mai 2007.
En parallèle de l’étude, la remise en état du bâti se poursuit (commune, Conseil Général) mais la tâche sera longue vu l’ampleur des travaux.

Ce site exceptionnel, par sa charge historique et son environnement, mérite le soutien de la Communauté de Communes du Pays d’Aubenas-Vals dans le cadre de sa mission d’aménagement et de mise en valeur de notre territoire. Elle souhaite ainsi maintenir et développer une dynamique forte et permettre à la population de connaître et de profiter de ce haut lieu, comme ce fut le cas lors de la fête médiévale organisée lors de l’été 2006 qui a accueilli plus de 7000 personnes sur un week-end.
La fête médiévale de l’été 2006
| L’été 2006, au moment même où débute l’étude de faisabilité, la Communauté de Communes du Pays d’Aubenas-Vals décide d’anticiper sur l’avenir et crée un événement médiéval exceptionnel. L’association Au-delà du Temps, spécialiste de l’animation médiévale s’empare du château et de son site pour transporter les visiteurs dans le quotidien du Moyen-Age. Sur les terrasses d’herbe, des tentes recomposent un camp itinérant où les différents savoir faire artisanaux de l’époque sont mis en œuvre : fabrique de bouclier, forgeron… Un canon installé là tirera même des boulets à la plus grande surprise des petits comme des grands. La salle voutée résonne de chants et de musique inhabituels. Dans les jardins en contre bas, des chevaliers s’entraînent au maniement de l’épée, tandis que la catapulte géante propulse ses projectiles loin dans les pâturages. Le soir un banquet médiéval bouscule un peu les conventions culinaires de notre siècle… Des animations qui resteront dans les mémoires, à n’en pas douter. |


